Cauterets, le lac de Gaube et le pont d’Espagne en Automne

Au cœur des Pyrénées, une courte randonnée permet de rejoindre le lac de Gaube depuis le pont d’Espagne. A la fois accessibles et remarquables, les deux sites font partie des lieux les plus visités du Parc national. En cette saison, le sentier serpente dans une forêt couleur d’Automne, entre la brume et les nuages. En bas, la petite ville de Cauterets, ancienne station thermale de la Belle Époque, déploie ses vieux immeubles parmi lesquels il est agréable de se balader.

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Le Pont d’Espagne et lac de Gaube… dans les nuages

Le dernier pont avant la frontière

Absurde. Je contemple le parking du Pont d’Espagne au trois quarts vides en cette fin de mois d’Octobre et sa taille démesurée. J’imagine les milliers de voitures stationnées ici au cœur de l’été. On dirait le parking d’un centre commercial immense. Sauf qu’ici c’est la nature qu’on vient voir, visiter, comme un parc d’attraction. Payer 7€ la journée pour pouvoir se balader dans le paysage pastoral de carte postale du lac de Gaube.

C’est une journée grise au ciel bas mais nous sommes quand même plusieurs dizaines à nous presser sur les passerelles pour admirer le vieux viaduc qui enjambe avec courage les cascades au débit puissant. Le Pont d’Espagne, tout en pierres grises, a été bâti en 1886 et bien qu’il soit encore à plusieurs kilomètres de la frontière espagnole, doit son nom à un ancien chemin muletier reliant les deux pays. Face à la chute d’eau, un hôtel massif en hibernation.

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Allons-nous voir le lac de Gaube ?

Nous laissons derrière nous le pont pour remonter le gave de Gaube et atteindre le célèbre lac du même nom. La forêt rouge est pleine de brume et d’humidité. L’eau suinte par tous les pores de la forêt, des pierres, de la mousse, des feuilles tombées au sol. La montée d’une heure est assez intense pour nous qui ne sommes plus entraînés. Entre les branches et les nuages, des marais et des cascades où l’eau qui sent le froid rebondit sur de grosses pierres. Un arbre tombé a déposé sur le chemin ses racines comme des serpents emmêlés. Polies par le passage des hommes, elles sont devenues aussi froides que le marbre.

«Le monde s’arrête ici. Il n’y a plus de ligne d’horizon.»

Nous sommes en haut, sur les rives d’un monde disparu. Le lac de Gaube est dissout tout entier dans la brume. Le monde s’arrête ici. Il n’y a plus de ligne d’horizon. L’étendue d’eau et le ciel forment un seul mur blanc compact.

Alors nous patientons. Et la silhouette des sommets commence à apparaître entre deux bribes de brouillard. Les eaux bleues du lac au pied de la montagne dorée se dévoilent et se voilent. Le lac apparaît et disparaît. Nous ne le voyons jamais en entier, seulement des fragments dont nous nous servons pour recomposer le paysage.

Sur la rive opposée, des campeurs se sont installés pour la nuit qui ne va pas tarder. Les flammes de leur méchoui dansent dans la brume bleue. Je me dis que j’aimerais moi aussi passer une nuit mystique sur les bords du lac de Gaube.

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La ville de Cauterets au cœur du parc national des Pyrénées

Sur la route du pont d’Espagne et du lac de Gaube, se trouve Cauterets, petite ville d’altitude assoupie. Nichée dans les bras des Pyrénées sur un affleurement glaciaire, la ville porte encore la marque du thermalisme qui a débuté dès le Moyen-Age.

Aujourd’hui les façades des hôtels et des commerces sont fermées. Pourtant la ville est attachante avec son mélange architectural. La Belle Époque et les années 70 côtoient une belle gare en bois et des immeubles aux airs montagnards ou romantiques. Et l’empreinte du ski, qui n’est jamais loin.

«Je marche sur les traces de Chateaubriand, George Sand et Victor Hugo…»

Je marche sur les traces de Chateaubriand, George Sand et Victor Hugo dans les petites rues humides et je me demande derrière quelles portes ils ont posé leurs valises le temps d’un été.

Tout autour, la montagne rousse forme un mur d’enceinte dont on ne sait s’il protège ou s’apprête à engloutir la ville.

Aux portes de Cauterets, une large cascade dévale le paysage d’Automne. Les quelques magasins et restaurants qui la contemplent sont restés bloqués dans les années 60. Je marche dans ce qui me semble un décor tant le paysage, en cet instant, ressemble à une parfaite image d’Épinal dont je ne veux rien ôter ni ajouter.♦︎

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A NE PAS MANQUER DANS LES PYRENEES

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